Category: Guyane


Cela fait quelques jours que Adeline sait qu’elle va devoir passer un entretien à Cayenne, pour un poste toutefois à Saint-Laurent du Maroni (organisation guyanaise). La chose est donc prévue : on loue une voiture pour descendre les quelques 250km de la N1 vers Cayenne, soit 3h30 de route environ. L’entretien a lieu à Rémire-Montjoly, réputé pour ses belles plages, sa tranquillité et ses belles maisons, bref tout l’inverse de Saint-Laurent, compte tenu de notre état d’esprit actuel. On attend donc avec une certaine impatience cette journée pour découvrir les environs et on se prend même à rêver, sans trop y croire, à une installation sur place, tant les images qu’on a en tête nous attirent, vues de Saint-Laurent. Alors, on fait d’une pierre deux coups : pendant que Adeline passera son entretien, Mike visitera deux collocs.

La route s’écoule facilement : on est si peu sorti de la ville depuis notre arrivée que le fait de voir de nouveaux paysages, même depuis la fenêtre de la voiture, nous ravit déjà; il faut dire que la première fois, on a pris cette route de nuit, avec la fatigue du transit dans les yeux. Et puis le simple fait d’être en mouvement, d’avancer, d’être en chemin vers quelque part, bah c’est bon, tout simplement ! Je vous passe la description des paysages le long de la route, c’est surtout de la forêt et à vouloir vous en dire plus, je suis pas sûr que ça va être passionnant. Passons donc direct à l’arrivée sur place.

Pas trop difficile de trouver la bonne route et le secteur des visites/entretien, suffit de suivre les voies principales et de se fier aux plans GoogleMaps photographiés dans ma tête. En cherchant le resto, on se ballade volontairement au pif avec la voiture et on tombe sur la « route des plages » et là, c’est bim dans ta tronche : ça faisait longtemps que tu n’avais pas vu une belle plage, bah tiens ! Sable doré, les belles vagues de l’atlantique, cocotiers et jolis rochers, vous voyez un peu le tableau. On se prend un bol d’air de la mer et plein les mirettes… Punaise mais c’est ici qu’il faut qu’on s’installe ! Allez pas d’excitation, on garde les pieds sur terre et on arrête de rêver, n’oublions pas les déconvenues précédentes et attendons de voir ce que le coin réserve en termes de logement.

D’ailleurs, faudra peut-être déjeuner car l’heure du rendez-vous d’Adeline approche. Excellent repas au restaurant Baobab (allez-y si vous êtes à Rémire, c’est excellent et les cuisinières sont super sympas, leur piment est extra !!) puis nos rendez-vous s’enchainent. Résultat : un entretien de boulot aux allures de club tricot pour Adeline et pour moi, deux belles villas avec piscine, jardin, grand espace, calme et chambre avec salle de bain privée… Pour faire rapide : aucune comparaison possible avec ce qu’on a vu à SLM: c’est le pied ici, avec la mer et les plages à 500m…

Sur la route du retour, gros dilemme : renoncer à Saint-Laurent et s’installer à Rémire ? Plus d’offres de boulot, plus de locations, un cadre sympa,… Tout à l’air plus facile alors pourquoi pas ! En plus, le feeling est bien passé dans les collocs visités. Rhaa quelle prise de tête ! Une chose est sûre, cette journée chargée nous a reboosté moralement et ça fait du bien. On a déjà rempilé pour une semaine de location à Saint Laurent alors on se dit qu’on va faire le maximum pour trouver ce qu’on était venu chercher là à la base : boulot et maison tranquille. Et si au bout de cette semaine, c’est toujours pas bon, c’est décidé : on bouge de là !!!!

Partir… On en rêve, on le désire, on l’attend et puis ça arrive. Ça vous tombe d’un coup, on a beau être préparé, être déjà parti avant, avoir son sac tout prêt avec tout ce qu’il faut, RIEN ne vous prépare à la surprise de l’arrivée en territoires inconnus; vos lectures, vos échanges, votre expérience ne peuvent vous apporter qu’un renfort de courte durée lorsque vous débarquez. Les premiers jours passent vite, beaucoup de choses à faire, à chercher, c’était prévu. Viennent ensuite les premières déconvenues, les espoirs bâtis sur une supposition qui s’avère fausse, l’hypothèse positive qui se révèle négative, le rêve qui prend des airs de dure réalité,… C’est la période du premier doute. Un doute pourtant bénéfique, car à ce moment, il reste la force de relativiser. Ce n’est qu’une mauvaise passe, des inattendus comme il peut en arriver, nous allons rebondir. Réorientons les recherches en fonction de nouvelles informations récupérées ici même !

Nouvelles recherches, nouveaux espoirs, nouveaux rêves, plus fort ceux-ci, on y croit plus, on veut y croire plus. Et nouvelles déconvenues… Qu’espériez trouver ici ? Des gens qui vous attendent à bras ouvert, clés en main, prêt à vous donner tout pour rien ? Non, si vous n’êtes pas dans le Réseau, vous n’avez pas accès à ce genre d’occasion, démmerdez-vous ! Quelle désespérante sensation que celle d’être bloqué à l’entrée du club devant le vigile qui vous indique que vous n’êtes pas membre… Et le pire, c’est que vous êtes là dans la file comme un con et que n’avez même pas envie d’entrer, dans ce club. Tous des faux-culs. Alors pourquoi pas sortir de la file ? Après tout, c’est facile suffit de franchir le cordon et hop, une nouvelle liberté ! Mais que faire alors de tout ce temps passé à attendre, à marcher petit pas par petit pas pour se rapprocher de la porte ?

C’est le deuxième doute (ou juste le second, je ne sais pas encore), le plus dur, celui qui remet tout en question, revient au fondement du Choix de partir, celui de la solitude extrême, face à soi même et à ses choix, dont on ne sait plus s’ils sont bons ou mauvais. C’est la perte de la relativité, il n’y a plus de repère : ville, amis, famille, tout et tous sont loin, physiquement, moralement, intellectuellement. Impossible de parcourir par la pensée le chemin qui vous mènent à ce Doute, aussi proche de vous que peut être une personne… Vous vous sentez vidé de votre contenance, vidé de vos convictions, sans énergie, sauf celle de dénigrer en bloc l’endroit que pourtant vous aviez choisi, avant, avec le sourire et la détermination du vainqueur. Qui peut vous aider ? Qui peut vous comprendre ? Que faire maintenant ? Tourner et retourner les mêmes questions dans sa tête pendant des heures, c’est aboutir à chaque fois à la même conclusion : personne ne m’aidera face à vos choix, personne ne vous prendra par la main cette fois, non les choses n’arriveront pas d’elles mêmes. Vous êtes TOUT SEULS. Vous subissez de plein fouet le résultat de votre Choix, sans artifice humain ni protection sociale.

Votre cerveau vous accompagne mais dans quel état : le moindre espoir ridicule vous fait monter au paradis et l’instant d’après c’est l’enfer; vous n’avez goût à rien et l’instant d’après vous ne savez pas où donner de la tête… Vous êtes perdus, perdus dans le néant ou le plein de l’espace de vos choix. Tout ses films et ses lectures sur la question du choix : leurs auteurs ont-ils si bien compris que cela la puissance du choix, l’impact sur l’être. Ces auteurs ont-ils réellement compris la prise de conscience de ce trou sans fond, ce précipice qui sommeillent en nous ?

NB : cet article sera complété au fur et à mesure de notre séjour ici !

Le week-end, pour les locaux, il commence bien sûr dés le vendredi soir et chaque semaine, c’est jour de fête : dés la tombée du jour, vers 18h30, on achète de la bière au chinois et on la boit devant le magasin avec ses potes et avec la musique ragga de la voiture. On traine dans les rues, ça rigole, l’ambiance est bon enfant à cette heure ci (mais au fil de la nuit ça évolue !). De nombreux autres achètent des plats à emporter pour profiter d’un repas facile et d’un apéro tranquille chez soi. Je vous conseille pour ce genre de plaisir les grandes pizzas de Pizza Flash, dans la rue en face du marché (pensez dans ce cas à commander avant 19h, après, c’est le rush; comptez 25min de préparation). Pour que le plaisir soit total et pour minimiser votre attente, vous pouvez vous procurer des bières fraiches dans l’un des chinois alentour, rien de vous empêche d’ailleurs de suivre la coutume local et de commencer votre cannette dans la rue. Sinon, près de quatre camions sont présents sur la place du marché : frites, sandwichs, grillades, glaces,… Vous devriez trouver votre bonheur. Il reste en dernier lieu les traditionnels snacks chinois disséminés dans la ville, citons par exemple « Chez Monique », une institution à Saint-Laurent.

Après le repas, vous serez peut-être tentés par une petite sortie : plein centre, vous pouvez essayer le Mambari, à l’ambiance Western (à tous les sens du terme): beaucoup d’espace, des télés écran plats, des pressions et beaucoup de « métros » bien sûr. Au fil de la soirée, le son monte et vous pourrez danser sur la petite piste à l’arrière. Si ce genre d’ambiance ne vous tente pas, vous apprécierez peut-être plus celle du bar du quartier amérindien Paddock, où chaque vendredi les musiciens volontaires peuvent prendre part au bœuf hebdomadaire, ambiance un peu plus hétéroclite par ici.

Ne vous couchez pas trop tard le vendredi car il reste encore deux jours ! Le samedi la journée commence dés le lever du soleil avec le marché du… samedi, sur la place du… marché. Rendez-vous d’abord à la boulangerie, non loin de la place en allant vers l’église dans la rue principale, pour votre encas du matin; prenez-y le temps de profiter de la fraicheur du matin avec un petit pain au chocolat qui n’a rien à envier à ses copains de métropole. Ensuite, errez, flânez, sentez, goutez : fruits exotiques, épices, légumes frais,… vous trouverez à peu près tout pour votre cuisine. Je vous conseille d’essayer les avocats : mûrs, ils sont fondants et juteux, un plaisir lorsque l’on ne connait que les petits avocats de supermarchés (un avocat pèse facilement 400g ici…). Votre repas du midi pourrait bien se faire aux halles du marché. En effet, lors de votre ballade, vous passerez forcément à l’intérieur des halles et découvrirez les quelques échoppes asiatiques qui proposent soupes laotiennes et vietnamiennes, bo bun, nems et samoussas à des prix raisonnables. En tout cas, pour les soupes, c’est un bon rapport qualité prix (prenez la taille moyenne, c’est bien suffisant!). Profitez au minimum d’un délicieux jus de fruits frais, vous serez accro dés le premier verre. Beaucoup de monde vient ici manger le samedi matin et c’est un peu un point de rencontre pour tout le monde, locaux et « métros ». Notez aussi que ces halles hébergent un boucher.

Vous pourrez facilement occuper le reste de la journée par une ballade au bagne et dans le quartier environnant, renseignements à prendre à l’office de tourisme pour avoir un guide ou juste le plan de la ville et quelques infos. Sachez notamment qu’il existe des ballades urbaines avec des panneaux explicatifs, français et anglais, répartis dans toute la ville. C’est une bonne idée de se les faire expliquer par l’office de tourisme et d’arpenter les rues seul.

Parce que c’est samedi soir et qu’il faut savoir se faire plaisir, vous pourrez prendre votre repas au restaurant « La goélette », établi sur le navire « Golden Harvest » à l’histoire chargée et dont le cadre est tout simplement superbe. Vous ne serez vraiment pas déçu de la cuisine servie ici et des animations ont souvent lieu le week-end. Ce bon moment aura certes un prix mais vous ne venez pas ici tous les jours non ? Ensuite, reposez-vous car, par chance, dés le lendemain, vous partirez dans les forêts alentours.

En effet chaque premier dimanche du mois, le bureau de l’ONF local organise des ballades pédestres en forêt sur la matinée. C’est toujours un chemin différent et une ballade enrichissante. La participation est de 7€/pers. Idéalement, soyez équipé d’un pantalon long et de bottes : le pantalon pour se prémunir des piqûres d’insectes divers et les bottes car ces sentiers sont majoritairement boueux (oubliez vos chaussures gore-tex qui ne s’en remettront jamais ou pas avant plusieurs jours). Si vous n’êtes pas tombés sur le bon dimanche du mois, sachez qu’il fait bon sortir de la ville, car le dimanche, l’activité de Saint-Laurent tombe à son plus bas niveau et vous aurez une vraie impression de ville morte… Deux itinéraires d’excursions au départ de Saint-Laurent: optez pour l’exploration de la route de Saint-Jean et partez en forêt malgré tout : la forêt de Saint-Jean comporte deux sentiers de ballades balisés (1h ou 4h, renseignements à l’OT de Saint-Laurent), vous pouvez compléter la journée par la visite des villages de Saint-Jean, où vous pourrez visiter un le camp de la relégation et boire un verre en terrasse au bord du Maroni au restaurant « Saint Jean », puis visiter Apatou, à 40km de Saint-Laurent, qui conserve un charme rural. Autre option pour la journée : partez au nord par la route de Mana. Chaque dimanche matin a lieu un marché Hmong (ethnie laotienne) réputé à Javouhey, c’est l’un des plus rempli et coloré de la région car cette partie du littoral est plus propice aux cultures maraîchères, spécialités des Hmongs justement. Prolongez la journée par une ballade naturaliste dans les environs de Awala Yalimapo ou de Mana qui regorgent de sites naturels magnifiques (circuits écotouristiques possibles sur place, se renseigner par avance). A noter que Yalimapo est l’un des sites de pontes principaux pour les tortues Luth, si vous êtes présents aux environs de juin à août, vous pourrez assister à ce spectacle rare (pontes ou émergences des petites tortues) en venant au moment des marées hautes. Renseignez-vous également par avance sur le respect et les conditions d’accès de ces sites protégés ainsi que sur les horaires des marées (rechercher les horaires de « plage des hattes »).

Vous serez certainement vannés par cette dernière journée et finalement, pourquoi ne pas la terminer à la piscine de votre résidence, histoire de se rafraîchir et de se détendre avant de d’entamer une nouvelle semaine d’aventures…

Plutôt que de noter ça sur un bout de papier que l’on va perdre, un billet sur le blog !

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Il y a une explication relativement simple au fait qu’il pleuve beaucoup en guyane. Il faut imaginer les deux gros anticyclones qui se partagent l’océan atlantique : l’anticyclone des Açores qui tourne dans le sens des aiguilles d’une montre dans l’hémisphère nord et l’anticyclone de Saint-Hélène qui tourne dans le sens inverse, dans l’hémisphère sud. Au milieu une zone depressionnaire constante qui se déplace donc d’est en ouest et vient buter régulièrement sur… la Guyane ! En y déversant bien sûr ce qu’elle a recolté au dessus de l’océan. Cette zone perturbée, c’est la Z.I.C. : la Zone Intertropicale de Convergence. J’aurai bien aimé trouvé une vidéo Fred & Jamy du bigniou mais à défaut voici celle-ci :

D’abord, il y a eu ce couple d’enseignants qui nous proposaient de nous loger gratuitement sur Juillet/Aout contre gardiennage de la maison et de leur gros chien. C’était alléchant mais cela nous bloquer à la meilleure période, juillet-aout, pour trouver un logement pour nous. Ensuite, il y a le coup de fil de Mélanie, suite à notre annonce sur Blada.com : elle cherchait une colloc et nous avons dit banco, on se voit à SLM et on cherche une maison ensemble. Après, Sabrina nous a fait rêver avec son annonce pour une chambre dans une grande villa avec une piscine gigantesque, dommage pourtant qu’elle ne libérait sa chambre que pour Juillet-Aout… Anthony, Béa et Fanny proposaient aussi une chambre dans leur colloc mais nous avons renoncé à la visite quand, arrivés à SLM, Mélanie nous a appris qu’elle avait trouvé Capucine, une autre nouvelle amie à la recherche d’une collocation. Capucine amena à son tour Prisca pour qu’on puisse trouver une trèèès grande maison pour 5 avec tout ce qu’il faut. Mais trouver ce genre de bien, vide, même à cette époque, c’est chose difficile. On s’était résigné à visiter une des seules maisons dispos dans le quartier « métros » mais Capucine annonça au dernier moment qu’elle se lançait dans une autre colloc avec Prisca et un autre ami. Allez hop, -2. Visite de la maison du « Lac bleu » tout de même : est-ce vraiment dans une telle colloc qu’on veut se lancer ? Début des nouvelles recherches, le doute est dans la place : et si on faisait aussi des recherches séparément ? On dirait qu’on a plus de chance de trouver quelque chose dans des collocs existantes que d’en créer une ! Enfin du moins, en arrivant sur place à la dernière minute. Mélanie est d’accord : phase 3, c’est parti. A suivre !

Voilà une semaine que nous sommes à Saint Laurent et toujours pas de logement… Comme un signe, il pleut nettement plus depuis quelques jours. Certes, nous visitons plus de choses depuis que l’on a décidé de chercher à deux et non plus à trois mais ce que l’on visite ne nous plait pas. Où sont les charmantes petites cases que l’on a nous vendu avant notre départ ? Notre chambre bruyante (pas de fenêtres et donnant directement sur l’une des rues principales) commence vraiment à nous fatiguer physiquement et comme les perspectives de trouver un logement à notre goût ne sont pas bonnes, ça fait baisser le moral. Cette phase je l’attendais un peu, mais comme toute chose désagréable, ce n’est jamais bon à vivre. Il y a pourtant de bons signes : lors de nos visites dans les maisons et appartements, nous rencontrons souvent des personnes prêtes à aider qui passent un ou deux coups de fils à leurs connaissances pour voir si elles ont un tuyau sur une chambre, un appart. On discute souvent quelque temps pour échanger sur la ville, ses travers et ses attraits. On se sent souvent mieux après ce genre de visite, on a cette impression d’être moins seul et d’avoir été « compris » par quelqu’un vivant quelque chose de similaire. Est-ce la raison pour laquelle tous les « métros » se réunissent dans les mêmes quartiers ? Va-t-on céder nous aussi ? Notre volonté à éviter ces secteurs faiblit à mesure que les visites négatives se succèdent. Heureusement, nous avons encore du temps, il y a encore des visites à faire et un coup d’oeil aux photos de la forêt redonne du peps pour les recherches !

Bien avant d’arriver, on nous avait parlé du climat d’insécurité à SLM : vols récurrents dans les maisons, bris de glace, rues peu sûres le soir, etc… Force est de constater après quelques jours à Saint-Laurent qu’il y a bien une « ambiance » d’insécurité. Les gens, métros ou locaux, ne cessent de vous rappeler à l’ordre en vous appelant à être vigilant, de ne pas sortir avec son sac. Pour beaucoup, le choix principal d’un logement est fonction de la sécurité qu’il procure et lors des visites dans les agences immobilières, le même discours recommencent : « maison entièrement sécurisée », « quartier tranquille et sécurisé », « appartement dans résidence surveillé ». On veut nous donner la sécurité, à tel point qu’on finit par avoir réellement peur : je ferme à présent toutes les portes intermédiaires à clef même en journée, je ne sors avec aucun « ornements » métropolitain : pas d’appareil photo dans la rue et pas de PC perso au cyber (suite aux avertissement d’un agent immobilier). C’est assez rageant de se forcer à être vigilant alors que rien ne vous est arrivé. Mais on ne peut pas souhaiter être volé pour justifier de toutes ses précautions quand même ? Alors comment vivre avec ça ? C’est tout de même un sentiment drôlement oppressant et me libérer de se sentiment en m’enfermant dans une prison dorée, d’une je sais que ça ne marchera pas et deux, ça ne m’intéresse vraiment pas. Je pense toutefois que ce sentiment est spécifique au centre de la ville et j’espère qu’il n’est que passager : le centre de la ville concentre tout ce que la ville a de bon, commerces, restos pas chers, marché mais aussi tout ce qu’elle a de plus ragoutant : ruelles peu engageantes, squatteurs de rues, gars bourrés à toute heure. L’envie d’habiter un quartier tranquille même à l’écart de la ville est maintenant omniprésente et nos recherches s’élargissent de plus en plus pour ne pas être obligé de penser à toutes ses contraintes sécuritaires. Même si pour l’instant, rien n’est arrivé à qui que soit de notre petit réseau de contacts…

Voici quelques photos prises au telephone dans Saint Laurent du Maroni. Elles ont ete prises un dimanche, donc y’a peu de vie dans les rues, ca vous donne cela dit un bon apercu de la ville.

Commençons par les classiques : visitez les sites blada.com et 97320.com. Ils regorgent de petites annonces pour tout type de logement : colocation, maisonette, appart,… Il y a de tout. La meilleure période de recherche s’étend de juin à aout. Il y a à cette époque beaucoup de mouvements avec les arrivées et départ des fonctionnaires et professeurs. Par effet de bord, c’est aussi la meilleure période pour s’acheter du matériel d’occasion (depuis la vaisselle jusque la voiture) puisque les partants se débarassent de tout.

Vous pourrez aussi trouver des petites annonces de logement au Super U mais cela concerne plutôt les véhicule; les annonces de logements sont plus rares. Il y a également trois agences immobilières à SLM, si vous n’êtes pas regardant des frais d’agence, celles-ci pourront vous dégotter des logements impossible à trouver autrement. Parfois, l’office de tourisme reçoit quelques annonces de la part des agences, ça vaut le coup d’y passer lors de vos recherches, ne serait-ce que pour récupérer le plan de la ville.

Important : visitez un maximum de logements vous permettra de vous familiariser avec les quartiers de SLM et de choisir celui que vous préférez, ne négligez donc pas les visites même si certains critères de la location proposée vous semblent rédibitoires. Soyez également vigilant sur les critères de sécurité, nombres de maisons se font « visiter » à SLM si elles sont mal fermées…

Dans l’attente de votre logement définitif, voila quelques choix d’hébergements : l’Hotel La Tentiaire, L’Hotel Star, Le Relais des trois lacs.